Il était une fois une déesse. Elle se nommait Elve. Et elle fonda ce royaume qui sombra dans une guerre éternelle...
 
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 Galerie de Fïnùl

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MessageSujet: Galerie de Fïnùl   Dim 16 Juin - 14:43

Voili Voilou! J'ouvre ma galerie pour y présenter mon écrit sur Fïnùl Forgetonnerre et son histoire. J'espère que vous apprécierez! N'hésitez pas à laisser des commentaires!
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MessageSujet: Re: Galerie de Fïnùl   Dim 16 Juin - 14:48

L’épopée de Fïnùl Forgetonnerre
Le Dessein
 
Chapitre 1
Une vie de contrainte.
 
Le froid, terrible élément des Monts de Glace de l’empire des vivants. Elle mord la chair comme si elle aspirait l’énergie physique et morale de sa victime. Le vent, sa compagne, gifle les corps en un blizzard violent, affaiblissant la marche des voyageurs qui arpentent ces terres gelées. Inhospitalières, dangereuses, glacials, ce sont les qualifications premières de ces montagnes parés de neiges. Elles ont formés des peuples braves et durs, soumis à rude épreuve par les conditions drastiques de cet environnement sans pitié. La mort n’est jamais loin et ne pardonne pas dans les Monts de Glace, attendant celui qui, aveuglé par la nature, tombe dans un précipice ou se laisse tenter par le sommeil auquel il ne se réveillera jamais. Tel est le lot pour les imbéciles ou les plus fous qui tentent de braver les éléments.
Et Fïnùl Forgetonnerre faisait partie de cette deuxième catégorie. Sans doute étais-ce le feu étrange qui l’habitait, poussant sa volonté à s’embraser rien qu’à l’idée de s’arrêter, qui le forçait, pas après pas, à continuer sa marche. La fatigue l’avait envahit depuis longtemps mais sa force d’esprit était plus forte que son corps. La mort, il ne la craignait plus depuis le jour où était tombée sa troupe. Alors, il était dans l’insouciance des dangers de se monde. Aujourd’hui, il connaissait la douleur, la perte de la chose la plus fragile qui soit : La vie. Au contraire, la Mort serait une délivrance pour le Nain solitaire, qui portait en son cœur le lourd fardeau de ses compagnons défunts. Ils croyaient en un monde remplie d’ordre où les guerres ne seraient plus qu’un lointain souvenir. Mais Fïnùl Forgetonnerre savait que les batailles ne cesseraient jamais. Les mortels oublient, au fur et à mesure des générations, l’expérience qu’acquirent les morts de leur vécu : Ils sont condamnés à commettre les mêmes erreurs que leurs prédécesseurs. Tel était la croix du nain.
Pour autant, malgré ce cercle vicieux infernal, Fïnùl Forgetonnerre croyait. Il espérait qu’un jour, il puisse déposer les armes, après avoir aidé son peuple et ceux qui vivent en Elnor, et construire une vie dans les montagnes, avec une femme et des enfants. Alors, seulement, le nain pouvait avoir l’âme apaisée. Mais cette vie lui était interdite, pas tant qu’il n’aurait pas trouvé Fendacier et son porteur, pas tant que ses anciens compagnons d’armes ne seraient pas en paix et qu’il n’aurait pas vaincu l’obscurité qui semble envahir toutes les terres.
Et les Monts de glace n’étaient pour Fïnùl Forgetonnerre que broutille comparé aux poids de ses responsabilités. Ces terres n’étaient, pour le nain, qu’une fourmi par rapport à tous les dangers auquel il avait été confronté. Sous une peau de bête, bâton à la main, il avançait inéluctablement vers sa destination : Le village de Sombregivre. Là-bas, Fïnùl Forgetonnerre pensait y trouver des vivres et des traces, en étudiant les livres de la bibliothèque, de l’œuvre de son illustre ancêtre. Un contact mercenaire lui avait parlé d’une Noble, vivant en ces lieux, possédant des connaissances approfondies sur le monde. C’était avec l’espérance à l’âme qu’il allait vers cette destination.
Mais les Monts de Glace lui réservaient une surprise de taille. En son sein, ce territoire ne possédait pas que des civilisations renfermées, mais aussi des prédateurs redoutables. Le Nain n’aperçut que trop tard le smilodon des neiges qui, patiemment, l’avait suivit dans sa montée dans les Monts. La bête s’était ruée sur lui, affamé, se jetant pattes à l’avant pour écraser de toute sa lourdeur sur Fïnùl Forgetonnerre. Le Nain fut plaqué au sol, incapable de se mouvoir correctement dans son armure de fer. L’animal s’apprêta alors à donner le coup de grâce, dévoilant ses crocs baveux, le regard plongé dans les yeux de sa victime. Fïnùl Forgetonnerre n’eu qu’une seule option, ne pouvant se mouvoir avec aisance pour récupérer sa masse. Il sortit hâtivement de sa cape une dague, puis frappa.
Le smilodon se prit en pleine mâchoire la lame, reculant dans un grognement affreux. Sous la force de son ennemi, le nain n’avait pas put maintenir le pommeau de la dague, s’échappant de ses mains, restant planté dans l’animal. Un sang noir sortait de la gueule du smilodon en colère, qui gesticulait pour enlever l'arme. Le Nain se releva péniblement, encore sonné par l’attaque de la bête, puis mit les mains dans son dos pour récupérer sa masse. Fïnùl Forgetonnerre tâtonna l’arrière de son corps : son arme de prédilection n’était plus sur son dos. Il jeta un bref coup d’œil aux alentours et comprit que par sa chute, elle s’était détachée.
L’animal s’approchait avec lenteur du nain, arrachant d’un coup de patte la dague qui tomba à l’écart du combat. Le désarroi se lisait dans le regard de Fïnùl Forgetonnerre, la crainte que son chemin ne s’arrête là, sans qu’il ne puisse combler le creux de son âme. Mais il était un guerrier, un nain et surtout le porteur des vœux de ses frères et sœurs, de son père et de sa mère, de son peuple tout entier. La Mort n’avait pas le droit de lui enlever aussi simplement la vie. Alors, bien que troublé, il tînt face au smilodon, attendant le verdict de la faucheuse avec impatience. La bête se rua vers Fïnùl Forgetonnerre, enragée. A l’instar de l’animal, le nain courut vers son ennemi, prêt à frapper d’un coup de gantelet de fer dans le museau du smilodon. Le guerrier hurla à plein poumon, remplit du désir de survivre face à l’adversité. Les deux combattants s’entrechoquèrent violemment, mais malgré la force et le poids du nain, la bête était plus puissante. Ils roulèrent dans la neige, se débattant comme des beaux diables, l’animal griffant et le nain tapant des poings pour sortir de l’étreinte du smilodon. Le combat était acharné, les râles de la bête et les cris de Fïnùl Forgetonnerre raisonnaient dans les montagnes en écho.
Sans s’en rendre compte, ils déboulèrent sur une pente raide. Les deux ennemis se lâchèrent pour tenter d’éviter de tomber dans les précipices sans fin des Monts de Glaces. Le nain s’accrocha à la roche qui parsemait la côte tandis que l’animal continua de rouler, essayant avec peine de se stabiliser. Le Smilodon finit par passer par-dessus Fïnùl Forgetonnere, lacérant les vêtements du nain en tentant de se rattraper. Ses griffes se plantèrent dans les cuisses du guerrier, laissant suspendu la bête dans le vide. Fïnùl Forgetonnerre hurla de douleur puis d’un coup de botte fit lâcher prise à l’animal. La bête plongea alors, grondante, dans les profondeurs des monts.
Le guerrier essayait de se remettre sur pied mais le poids de son armure était trop élevé. Petit à petit, les doigts du nain fatiguaient et l’on pouvait voir dans ses yeux le désespoir. Il avait failli à sa mission, il avait perdu tout honneur. Jamais il ne pourrait venger son peuple et remplir le rôle que lui avait octroyé son père. Alors, ses forces l’abandonnèrent. Fïnùl Forgetonnerre tomba et il sombra dans l’obscurité.
 
*
 
Il arrive parfois que la mort joue des tours aux mortels. Elle rie de leur hardiesse et de leur gloire car tôt ou tard, elle récupère son dût. Moqueuse, la faucheuse tourmente, elle fait douter, rappelant sans cesse qu’elle fait partie de l’ordre des choses et que nul ne peut lui réchapper. Joueuse, elle brise d’un rien les rêves de ceux qui tenteraient de réaliser leur utopie, tue les vaillants et les couards sans différence et ignore les plaintes des vivants. Cependant, dans ses jeux, elle peut laisser quelqu’un dans les horreurs de ses actes pour admirer son cheminement. Peut-être le destin joue avec elle pour permettre à certaines exceptions de parvenir à rétablir l’ordre. C’est ce que concevait Fïnùl Forgetonnerre depuis bien longtemps. Pour lui, la chance n’existait pas et n’était que l’excuse de ceux qui ne veulent accepter les forces et faiblesses de chacun.
Pourtant, il se mit à douter de se fait quand il se réveilla dans un lit bien douillet, enroulé par de la fourrure de chèvre, au coin d’un feu de cheminée dans une pièce chaleureuse et chaude. Certes rudimentaire, l’endroit était composé d’une table de chevet prêt d’une fenêtre, de quelques bûches posées à côté de la cheminée en pierre et d’une étagère en bois où était entreposées différentes plantes sèches et quelques ingrédients de cuisines. Les murs étaient confectionnés en roche grise, éclairés par la lueur vacillante des flammes. Une porte était à côté, fermée. Par la fenêtre, l’on pouvait voir qu’il faisait nuit noire. Le vent sifflait, vague son berçant l’âme du nain.
Fïnùl Forgetonnerre observa un long moment le feu crépitant de la cheminée, sans penser. Puis le nain essaya de se lever. On l’avait débarrassé de son armure, le laissant torse nu avec de nombreux bandages. Son corps étaient taillé, épais et sec. A peine avait-il tenté de bouger la moindre articulation qu’il sentit son bras droit et ses côtes le lancer. Le guerrier gromella : Il comprit qu’il avait plusieurs côtes cassées ainsi que son bras. Sans se forcer, Fïnùl Forgetonnerre se rallongea, se remémorant ce qui lui était arrivé. Il avait monté les Monts de Glaces après avoir fait halte à Agleha. Ensuite était arrivé l’attaque du smilodon des neiges puis sa chute dans le vide. C’est alors que le nain pensa à sa masse qui devait probablement se trouver à cette heure ci dans les hauteurs. Son visage devint plus sombre, pensif. Cette arme lui avait sauvée la vie et fut crée par son père. Elle lui avait toujours servit et l’avait sauvé de bien des situations périlleuses. La perdre était quelque chose de presque impossible à concevoir pour Fïnùl Forgetonnerre qui pensait déjà allez la récupérer. Mais son état ne lui permettait pas de bouger le moins du monde.
Ainsi, il attendit que le temps s’écoule, profitant de cet instant de répit. Le guerrier avait peu eu de moments de tranquillités depuis quelques années et la situation le poussait à se reposer. En vérité, Fïnùl Forgetonnerre se sentait bien dans cette pièce. Lui qui connaissait surtout le sol dur et son sac de couchage, lui qui connaissait surtout la dureté des éléments comme la pluie ou la tempête, il se sentait à l’aise et en sécurité. Pour la première fois depuis longtemps, le nain ressentit le calme et la sérénité. La fatigue devait sans doute le rendre incapable de penser, c’est ce qu’il imaginait pour être aussi détendu. Fïnùl Forgetonnerre ne prenait pas en compte qu’il venait de réchapper à la mort.
Au bout d’un certains temps, la porte s’ouvrit lentement. Le guerrier vit apparaître une petite fille aux longs cheveux blonds, la peau blanche et aux yeux bleues. Elle portait un pantalon de lin ainsi qu’un gilet en fourrure de mouton par-dessus une chemise de nuit blanche. Quand elle referma la porte, délicatement, et vit le nain éveillé, elle se mit à crier :
« Papi, papi ! Il s’est réveillé ! Papi, papi ! »
Aussitôt, elle rouvrit la porte puis s’enfuit en courant, laissant l’entrée ouverte. Quelques instants plus tard, Fïnùl Forgetonnerre entendit des pas lourds arriver avant que n’apparaisse un humain âgé avec des cheveux blancs et une barbe de la même couleur. Le vieil homme était suivit par l’enfant. Il semblait frêle sous ses vêtements rougeâtres, avec sa peau de bête sur les épaules posé comme une capelière. Son visage était sec, ridé. L’on pouvait voir dans son regard comme une pointe d’inquiétude. Ses yeux bleus se posèrent dans ceux du nain. Les deux se fixèrent, c’est alors que le vieil homme prit la parole :
« Fréla, retourne dans ta chambre. Notre invitée et moi aimerions discuter un moment. Pars te coucher. »
La petite fille regarda son grand-père avec perplexité. Le vieil homme tourna son regard vers Fréla. 
« Allez, tout de suite ! » Dit-il. « Sinon le croque-mitaine viendra te manger pendant ton sommeil ! »
Aussi tôt, la petite fille sortit de la pièce sans objections. L’humain s’approcha alors des bûches, en attrapa une puis la jeta au feu. Il prit le tisonnier puis rassembla les braises dans la cheminée. Une fois chose faite, le vieil homme se posa en tailleur au côté droit du nain. Il resta silencieux un instant puis commença :
« Comment vous sentez-vous, mon bon monsieur ? »
« Comme si je m’étais fait battre par un smilodon. » Répondit Fïnùl Forgetonnerre, tirant un petit sourire. « Je vous remercie de m’avoir recueillit en votre demeure. »
« Ce n’est pas moi qu’il faut remercier. » Dit l’humain. « Mais mon fils, Sieglird. Alors qu’il partait avec notre prêtre dans le sanctuaire où reposent les anciens, il vous a retrouvé évanoui et brisé. Veuillez m’excuser un instant, il me faut ramener de l’eau chaude pour panser vos blessures. Vous avez eu de la chance de survivre après une attaque, je suppose vu vos paroles, d’un smilodon. Vous êtes recouverts de griffures sur tout le corps. Et c’est encore plus incroyable que vous ayez survécu après une telle chute. »
Le vieil homme s’éclipsa puis revint avec de l’eau bouillante dans un bol en bois. Il tenait dans sa main gauche une serviette. Il se posa de nouveau prêt du guerrier, relevant la peau de chèvre qui servait de draps et retira les bandages sur la jambe gauche du nain. Les plaies étaient profondes. Quand l’humain passa la serviette mouillée sur la jambe du nain, se dernier serra des dents.
« Qu’elle est votre nom, nain ? »
« Fïnùl Forgetonnerre, fils de Gorel. »
« Je manque de politesse, je vous demande de vous présenter sans me présenter moi-même. Je suis Germüln Branchehêtre, un vieil homme qui essaye de garder un peu de force pour vivre encore quelques années. »
Germüln se leva puis sembla chercher quelque chose sur l’étagère. Il attrapa des bandelettes que n’avait pas aperçues Fïnùl Forgetonnerre. Le vieil homme revint à sa place puis refit les bandages du nain. Une fois terminé, il se remit en tailleur et observa le guerrier.
« Il vous faudra du temps pour vous remettre mais j’espère que mes soins vous serons profitable… Vous savez, mon fils aimerait bien vous parler en personne pour savoir comment vous allez. Pour le moment, il est en pèlerinage à apprendre les lois qui feront de lui le chef du village. Je pense que vous comprenez très bien cela, en tant que Nain… »
« C’est le cas. » Dit le guerrier. « Je le remercierai en personne de m’avoir sauvé la vie, un nain à le devoir de rembourser ses dettes. Vous êtes bons de vous occupez de moi et votre fils doit être quelqu’un d’exceptionnel. Vous devez être fier de lui… »
« Effectivement, mais ce n’est pas le genre de chose dont on parle le soir venu. Vous devez encore vous reposer, nous aurons tout le temps de discuter demain, quand le temps se sera levé et que vous serez plus réveillé. Tâchez de passer une bonne nuit et dormez bien. »
Germüln se leva, récupéra quelques petites affaires, jeta une autre bûche dans le feu puis quitta la pièce. Le nain se retrouvait de nouveau seul, en proie à la fatigue et à la somnolence. Il ne fut pas long à s’endormir.
 
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